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MC2 Maison de la Culture présente : ce spectacle.
Ballet de l’Opéra de Lyon
<Programme> Workwithinwork et Quintett Poursuivant son compagnonnage avec William Forsythe, le Ballet de l’Opéra de Lyon a récemment inscrit à son répertoire Workwithinwork (1998) et Quintett (1993), deux pièces essentielles qui permettent de savourer à nouveau la puissance d’invention du chorégraphe, aujourd’hui sexagénaire. Pièces dépouillées, sans décor ni développement narratif, elles n’en constituent pas moins un écrin idéal à la virtuosité complice des danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon. Danser Forsythe est exigeant ; au-delà d’une maîtrise technique sans faille, les chorégraphies requièrent des danseurs qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes, à chaque instant. Workwithinwork offre un foisonnement virtuose au sein duquel, comme son nom l’indique, la danse se développe à partir d’elle-même. Sur les Duetti per due violini, exercices composés entre 1979 et 1983 par Luciano Berio comme autant de variations à la manière de Bach ou de Pa ganini, les quinze interprètes, sur pointes pour les danseuses, sont emportés dans le fl ux continu d’une gestuelle complexe, aux motifs imprévisibles. Sur une structure plutôt classique d’ensembles, de lignes, solos et duos, la pièce tout en tension et échos, confère au plateau une vibration tonique. D’une tonalité plus sombre, écrit lorsque le chorégraphe traversait un moment très douloureux, Quintett est un chef-d’oeuvre. Duos en miroir, gestes fi gés, scénographie épurée, composent un paysage énigmatique à l’écriture très riche. La partition de Gavin Bryars, enserrant une rengaine montée en boucle, participe fortement de l’atmosphère de tristesse lancinante incarnée par cinq interprètes d’une grande justesse. Ode à la vie ? Méditation sur le temps qui passe engloutissant tout sur son passage ? Nul doute. Il est certain que l’on se souviendra longtemps de cette poésie aux accents vénéneux.
Réservations Personnes à Mobilité Réduite au 04 76 00 79 06 |
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